STH / ITH / LTH
Une hiérarchie de sommets — court, intermédiaire et long terme — qui classe la liquidité par importance plutôt que par ancienneté.
STH (Short-Term High), ITH (Intermediate-Term High) et LTH (Long-Term High) désignent trois niveaux de sommets, classés non pas par leur éloignement dans le temps mais par le nombre de retours du prix qu’ils ont déjà survécus. Le même vocabulaire existe côté creux : STL, ITL, LTL.
Un STH est un sommet mineur, formé par une poignée de bougies seulement, qui n’a pas encore été retesté. Un ITH est un STH qui a déjà survécu à au moins un retour du prix sans être cassé — il a gagné en crédibilité. Un LTH est le sommet qui a résisté au plus grand nombre de retours : c’est la référence de plus haut niveau sur la structure observée.
Cette hiérarchie répond à une question précise : toute la liquidité ne se vaut pas. Un STH tout juste formé attire beaucoup moins d’ordres stop qu’un LTH surveillé depuis des semaines. Classer les sommets ainsi, plutôt que par leur seule hauteur sur le graphique, permet d’anticiper lequel le marché ira réellement chercher en premier.
Comment les repérer : partez du sommet le plus récent et remontez dans le temps. Tant qu’un sommet n’a pas été retesté, il reste un STH. Dès qu’un retour du prix vient le toucher sans le casser, il est promu ITH. S’il résiste à plusieurs retours successifs et structure le graphique sur une fenêtre bien plus large, il devient LTH. La promotion se fait par l’épreuve des retests, pas par décret.
La logique sous-jacente : chaque fois qu’un sommet est testé sans être cassé, de nouveaux vendeurs s’y positionnent et de nouveaux acheteurs y placent leur stop juste au-dessus. Le sommet accumule de la liquidité à chaque passage. Un LTH n’est donc pas seulement « plus ancien » — il est objectivement plus chargé en ordres qu’un STH qui vient de se former.
Comment s’en servir dans un trade ? La hiérarchie sert de carte de priorité pour le draw on liquidity : à biais haussier, le marché consomme généralement les STH avant de s’attaquer aux ITH, et les ITH avant les LTH. Viser un LTH alors que plusieurs STH s’intercalent entre le prix et cette cible expose à être arrêté bien avant, sur l’un de ces sommets intermédiaires.
L’erreur classique : confondre « ancien » et « important ». Un sommet vieux de plusieurs mois mais jamais retesté depuis sa formation reste un STH selon cette définition — l’ancienneté seule ne lui donne pas le statut d’ITH ou de LTH.
Second piège : ignorer la timeframe de lecture. Un LTH sur un graphique 15 minutes peut n’être qu’un STH insignifiant sur le graphique journalier. La hiérarchie ne prend son sens que rapportée à une seule timeframe de référence à la fois — exactement comme la structure de marché elle-même.