Drawdown en fin de journée ou en temps réel : ce que ça change pour un challenge
Deux comptes de prop firm peuvent afficher le même drawdown de 2 000 $ sans laisser la même place. Tout dépend du moment où le seuil de perte remonte : à la clôture, ou à chaque nouveau plus haut, gains latents compris. Un exemple chiffré, les vrais chiffres de mon compte Apex, et ce que ça change dans la façon de trader.
Avertissement. Cet article est informatif et ne constitue ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal, ni une recommandation personnalisée. Le trading comporte un risque de perte en capital. Pour votre situation propre, consultez un professionnel qualifié.
Un même chiffre, deux seuils qui ne bougent pas pareil
Un compte d’évaluation affiche presque toujours un drawdown maximal, 2 000 $ sur un 50 000 $ par exemple. Le seuil de perte, le solde sous lequel le compte est perdu, part du capital de départ moins ce drawdown. Sur la plupart des comptes de prop firm, il remonte ensuite quand le compte progresse : c’est un drawdown « suiveur » (trailing).
Toute la différence tient au moment où il remonte. En fin de journée (EOD, end of day), le seuil se recalcule une fois, à la clôture. En temps réel (intraday), il suit le plus haut atteint pendant la séance, gains latents compris. Il existe aussi des seuils fixes, et une même firme vend parfois les deux variantes du même compte.
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Le même trade, trois seuils
Prenons un compte de 50 000 $ avec 2 000 $ de drawdown, et un seul trade dans la journée. Il monte jusqu’à 800 $ de gain latent, puis revient ; vous sortez sur un stop remonté, à +100 $.
Avec un seuil fixe, il reste à 48 000 $ et vous avez 2 100 $ de marge. En fin de journée, le compte clôture à 50 100 $ et le seuil passe à 48 100 $ : 2 000 $ de marge, comme au départ. En temps réel, le seuil a suivi le plus haut, 50 800 $, et s’est arrêté à 48 800 $ : il ne vous reste que 1 300 $. Le gain rendu au marché a été pris sur votre marge, alors que la journée finit positive.
| Type de seuil | Seuil après la journée | Marge restante |
|---|---|---|
| Fixe | 48 000 $ | 2 100 $ |
| Fin de journée (EOD) | 48 100 $ | 2 000 $ |
| Temps réel | 48 800 $ | 1 300 $ |
Mon compte Apex, en fin de journée
Pendant mon défi, j’ai passé une évaluation Apex 50K avec un drawdown de 2 000 $ recalculé en fin de journée. Le tableau reprend le solde et le seuil relevés sur Apex à la fin de chaque séance. Les jours où le solde fait un nouveau plus haut de clôture, le seuil remonte et la marge revient à 2 000 $.
Le 1er octobre, la journée finit en perte de 1 005,02 $. Le seuil ne redescend pas : il reste à 50 284,76 $, celui de la veille, et je termine à 994,98 $ de lui. C’est le sens unique du drawdown suiveur : il monte, il ne redescend jamais. Le lendemain d’une perte, vous tradez avec moins de place.
| Séance | Solde | Seuil | Marge |
|---|---|---|---|
| 28 sept. | 51 119,80 $ | 49 119,80 $ | 2 000 $ |
| 30 sept. | 52 284,76 $ | 50 284,76 $ | 2 000 $ |
| 1er oct. | 51 279,74 $ | 50 284,76 $ | 994,98 $ |
| 6 oct. | 52 347,94 $ | 50 347,94 $ | 2 000 $ |
| 7 oct. | 53 058,22 $ | 51 058,22 $ | 2 000 $ |
Le 1er octobre, sur un compte en temps réel
Ce matin-là, ma première vente sur le Nasdaq, 8 MNQ, affiche 544 $ de gain latent sur la capture, avant que je sorte à +439,68 $ sur un stop remonté tôt. Sur mon compte EOD, ces 544 $ n’ont rien changé au seuil pendant la séance. Sur un compte en temps réel, le seuil aurait monté d’au moins 544 $ à cet instant, et il ne serait jamais redescendu.
À soldes identiques, la marge de fin de journée serait donc tombée à 451 $ au plus, au lieu de 994,98 $. Pas de chiffre exact : je n’ai pas relevé le plus haut latent de chaque position, et c’est précisément ce qu’il faudrait suivre sur ce type de compte.
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Ce que ça change dans la façon de trader
En temps réel, ce qui compte est le plus haut atteint, pas le prix de sortie. Laisser courir un gain pour le rendre ensuite coûte de la marge même quand le trade finit positif. Un objectif décidé avant l’entrée et des sorties partielles y pèsent plus lourd que sur un compte EOD. Et le risque par trade se calcule sur la marge qui reste, pas sur les 2 000 $ du départ.
En fin de journée, la séance respire davantage : un gain latent rendu ne coûte rien tant que la journée n’est pas close. Mais le seuil, s’il ne remonte qu’à la clôture, reste en général surveillé pendant la séance : une perte latente qui le touche suffit à perdre le compte. Dans les deux cas, regardez votre marge avant d’ouvrir la plateforme. Le journal de trading la calcule pour les trois types de seuil, et le calculateur transforme ce qui reste en nombre de contrats. Le détail (seuil bloqué au capital de départ, surveillance en séance) change d’une firme et d’une offre à l’autre : lisez-le sur leur site.
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Où l’indicateur intervient
FTS Liquidity Sweep Pro repère les balayages de liquidité et affiche ses signaux : le 1er octobre, il y en avait plusieurs dans la matinée, sur le Nasdaq et sur l’or. Il ne sait rien de votre compte, ni le type de drawdown, ni la marge qui reste. Combien de signaux je prends dans une séance, et à quelle taille, c’est ma décision, et elle dépend directement de cette marge.
Ce jour-là, mon erreur a été de prendre un achat plus d’une heure après son signal, sans vrai CISD (change in state of delivery), alors que la séance avait déjà coûté. Sur un compte en temps réel, la même erreur aurait pesé plus lourd. La règle que j’en garde vaut pour les deux variantes : une marge entamée réduit la taille et le nombre de trades ; elle ne justifie jamais d’en ajouter un pour se refaire.
À lire aussi : CISD (Change in State of Delivery) · Stop Hunt / Liquidity Grab · L’indicateur FTS Liquidity Sweep Pro
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